L’humanité en héritage

Nous descendons tous d’un homme et d’une femme qui, eux-mêmes, descendent également chacun d’un homme et d’une femme … etc. Ainsi va la vie !

Lorsque j’ai fait ma formation d’hypno-coach / hypno-thérapeute en 2009-2010 à l’Ecole Centrale d’Hypnose (www.ech.fr), j’ai été surpris d’entendre Dany Dan Debeix nous dire que nous héritions tous de l’inconscient de notre père, de celui de notre mère, ainsi que de l’inconscient collectif (de notre culture, de notre pays, de la terre). Au-delà de l’effet de « surprise », il y avait quelque chose que je sentais très juste dans ses propos. Mon intellect ne savait pas pourquoi, mais mon ressentis m’envoyait la nette sensation : « Bein oui, c’est ça ! ». C’était comme une évidence, une non-question, un fait qui demandait toutefois à être vérifié afin d’apaiser l’agitation de mon mental qui courrait en rond tel un hamster dans sa cage. Il avait peut-être besoin d’être rassuré …

Le partage de DDD (Dany Dan Debeix comme nous avions coutume de l’appeler) semblait reprendre le concept de l’inconscient collectif développé par Carl Gustav Jung. Ainsi donc, nous hériterions de nos ancêtres par rebonds successifs, des expériences et des vécus de nos aïeux ?

Comme l’évoque, de manière on ne peut plus clair, le titre du livre « Aïe, mes aïeux !» d’Anne Ancelin Schützenberger, ces héritages ne sont pas uniquement constitués de la belle villa du bord de mer de la tante Germaine, ni de la collection de montres à complications Blancpain du grand-père Auguste. Non, le choix n’est pas de notre ressort ! La dote ressemble davantage à une pochette surprise avec laquelle nous devons composer, que nous soyons d’accord avec sont contenu …. ou pas. Ainsi va la vie !

Anne Ancelin Schutzenberger (qui nous à récemment quitté à l’âge de 99 ans) a très largement contribué au développement de la « Psycho-Généalogie » qui décrit les mécanismes (largement inconscients) de transmissions des histoires et de vécus non-résolus de nos ancêtres (sous entendus qui ont été mal-vécus à l’époque) afin qu’ils soient mis en lumière pour trouver une issue heureuse et que le charge soit libérée. Anne-Ancelin ne parle pas de karma (cela ne fait peut-être pas partis de sa culture Russo-Française) dont le principe est pourtant bien le même : « Un lien de cause à effet » qui se répète tant qu’il n’est pas éclairé par la lumière de la conscience, afin d’être transmuté. Une fois la charge karmique résolue, la roue des répétitions karmique s’arrête.

Ainsi nous baignerions tous dans le grand bain de l’humanité, riche de ses apprentissages, de ses découvertes mais aussi lourds de ses fardeaux, de ces zones d’ombres, de nos expériences plus ou moins glorieuses ? Cette lecture de la trame de la vie semble plutôt cohérente même si elle ne fait pas toujours notre affaire ni notre bonheur. Oui mais !! Et si ces expériences qui nous dérangent faisaient partie intégrante de la vie, du processus de croissance, de l’éveil de conscience, du nettoyage de la roue du karma, de ce que certains appellent le processus d’éveil spirituel ? Et si ces épreuves n’étaient rien d’autre qu’une forme d’initiation, comme « Le voyage du héro» concept développé par Joseph Campbell que nous trouvons dans nombre de contes et dont l’issue est souvent un plus grand bien-être, davantage de bonheur, de plaisir … bref d’amour ? Je vous l’accorde, parfois ces épreuves portent bien leur nom tellement elles nous mettent … à l’épreuve !!

Qu’on soit croyant ou bien athée, notre héritage est fortement coloré du passé religieux Judéo-Chrétien, qui, hier encore, imposait sa volonté. Ceux qui ne marchaient « pas droits », qui refusaient de se plier aux dogmes en vigueur, étaient torturés, tués, où brulés (parfois les 3), quand ils n’avaient pas réussi à fuir à temps. Ce passé proche fait partie de notre histoire, de notre héritage, même s’il est hors de la portée de notre vue. Une vue, qui lorsqu’elle ne veut pas voir ce qui ne fait pas notre affaire, trouve des excuses pour réfuter ce qui dérange. N’est-ce pas précisément ce qui motivait les tueries massives perpétrées ici même à Genève, il n’y a que 500 ans, lorsque vous aviez le malheur d’être contre le père de la réforme, Jean Calvin ?

Le dernier livre de Mona Chollet « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » nous apprend à ce sujet que la Suisse a été un haut lieu de la chasse aux sorcières en Europe. Ces femmes aux pouvoirs magiques, souvent seules, sans homme ni enfant, en totale décalage des convenances de la société, au pouvoirs naturels confrontant pour la suprématie masculine auto-proclamée de la société patriarcale et donc qui dérangeaient, étaient mise au ban de la société selon les « us et coutumes » en vigueur à l’époque. Elles étaient traitées de tous les maux de l’époque (la famine, les maladies de son troupeau …), soupçonnées de coucher avec le diable et servaient de bouc émissaire dont il fallait se débarrasser (à tout prix) pour, croyaient-ont, restaurer l’équilibre. Au bucher !

D’aucuns y vont de leur couplet et nous parlent « d’effet de mode », comme d’autres crient au loup faisant passer leur chien dont ils veulent se séparer, pour une bête sauvage à abattre. Le sujet des sorcières est en effet « sur toutes les lèvres », les livres abondants comme jamais et les accessoires de la parfaite sorcière moderne disponibles sur nombre de site d’e-Commerce comme Etsy (www.etsy.com). Après un succès planétaire inattendu de J.K. Rowling et du gentil sorcier Harry Potter, il semblerait en effet que nous assistions en ce moment même à une larme de fond du retour de la magie (l’âme agit). Effet de mode ou juste retour en force de capacités de guérison, de connexion avec le monde invisible et de ses énergies subtiles que les chamanes de tous horizons invoquent depuis la nuit des temps pour restaurer un juste équilibre dans notre monde humain matériel ? Cela ne manquera pas de réveiller le sempiternel débat : « Qui était là le premier : La poule ou l’œuf ? »

Ce débat pourrait en effet tourner en rond et nous faire perdre de vue que "Sans demande point d’offre !"

Et si nous assistions en ce moment à une mise en lumière des pans sombres de notre histoire humaine afin que cette fameuse roue karmique cesse, que le fardeau des exactions, la culpabilité des bourreaux, la souffrance des victimes, que cet égrégore de violence soient transmutés et libérés ?

Le monde chamanique parle de la saison automnale (que nous venons tout juste de quitter), comme d’une période d’introspection personnelle qui nous invite, tel l’ours qui entre dans sa caverne pour hiberner, à visiter nos ombres qui se jouent de nous.

Puisse les énergies de l’hiver qui vient juste de débuter (symbolisé par la couleur blanche chez les amérindiens) nous apporter la sagesse de nos ancêtres aux cheveux blanchis par les années d’expériences et nous permettre d’accueillir avec notre cœur ces expériences passées et actuelles que parfois notre mental et notre égo surentrainés tentent en vain de comprendre.

Ainsi va la vie !

Christophe Ferrari

Révélateur de Talents (humains)

www.christophe-ferrari.com

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CHRISTOPHE FERRARI

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