Biais cognitifs, le poison des leaders et des dirigeants
- Christophe Ferrari

- 12 févr. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours

L’illusion de savoir : le piège dans lequel je suis moi-même tombé
Pendant longtemps, je me suis raconté des histoires à dormir debout. Et le pire ? J’y ai cru.
Avec deux diplômes d’ingénieur (dont l’EPFL), des formations en coaching, en hypnose, en PNL et en formation d’adultes, je pensais naïvement : « Moi je sais. Je ne suis pas comme les autres. »
La réalité est beaucoup plus humble.
Les biais cognitifs ne disparaissent pas avec les diplômes, l’expérience ou le statut. Ils touchent tout le monde : collaborateurs, managers, dirigeants… et même les experts.
La différence ne vient pas du fait d’en avoir ou non, mais de notre capacité à les reconnaître.
Les nier ne les fait pas disparaître. Les connaître, les accepter et apprendre à les repérer est la seule manière d’en limiter l’impact.
En entreprise, ces biais coûtent très cher
Dans les entreprises que j’accompagne, je constate régulièrement à quel point ces biais peuvent coûter cher aux dirigeants.
L’un des plus fréquents est l’illusion de savoir : parce qu’on est formé, diplômé ou expérimenté, on pense déjà comprendre une situation.
On écoute moins, on questionne moins… et on décide trop vite.
Résultat : des stratégies maintenues trop longtemps, des signaux faibles ignorés, des opportunités manquées.
Le paradoxe du leadership est là : plus on monte dans les responsabilités, plus l’humilité cognitive devient indispensable.
Parce qu’au fond, progresser commence toujours par accepter que notre cerveau nous joue parfois des tours.
Comment réduire l'impact de nos biais cognitifs ?
Avec le temps, j’ai compris une chose essentielle :

Pour un leader, apprendre n’est pas un luxe intellectuel. C’est une discipline de pilotage.
Dès que l’on pense avoir « compris », notre vigilance baisse… et nos biais reprennent la main. Le vrai travail consiste donc à rester en mouvement : questionner ses certitudes, confronter ses idées, chercher des regards différents.
C’est cette posture d’apprentissage permanent qui permet de limiter l’impact de nos angles morts.
Ces histoires que notre cerveau adore raconter
Notre cerveau est une formidable machine … mais il adore simplifier la réalité.
Il nous pousse à défendre nos décisions, à protéger notre ego et à confirmer ce que nous croyons déjà savoir.
Par fierté, par excès de confiance ou simplement par manque d’ouverture, nous finissons par croire nos propres récits. Et lorsque cela arrive à un dirigeant, les conséquences dépassent largement sa propre personne.
Quand les biais prennent le volant
Le résultat est souvent le même :
👉 On s’accroche trop longtemps à une mauvaise décision
👉 On croit maîtriser la situation alors qu’on manque d’informations
👉 On pilote l’entreprise à l’intuition … sans véritable tableau de bord
Et la facture peut devenir salée : mauvaises embauches, stratégie floue, opportunités manquées ou virages pris trop tard.
Le déclic : une phrase qui remet les idées en place
Un jour, je suis tombé sur cette phrase de Frank Zappa :

Ma première réaction a été immédiate : « Évidemment que mon esprit est ouvert ! »
Mais en creusant un peu … j’ai pris une vraie douche froide.
Dans plusieurs domaines, je n’appliquais pas ce que je pensais pourtant avoir compris. Mon ego me jouait un tour magistral.
C’est là que j’ai réalisé quelque chose d’essentiel pour les dirigeants : même avec de l’expérience, des compétences ou un statut, nous avons tous des angles morts.
Et souvent, le moyen le plus rapide de les voir est de s’entourer de personnes capables de nous challenger : mentors, pairs, coachs.
Accepter ce miroir peut faire gagner des années … et éviter beaucoup d’erreurs coûteuses.
Et vous, où en êtes-vous aujourd’hui ?
❓ Votre entreprise semble stagner malgré tous vos efforts ?
❓ Certaines décisions tournent en boucle dans votre tête ?
❓ Vos journées ressemblent parfois plus à une gestion du chaos qu’à un véritable pilotage ?
Avec l’expérience, j’ai appris qu’il est tentant d’expliquer cela par le marché, les équipes ou le manque de temps. Mais très souvent, la vraie difficulté est ailleurs : dans les histoires que notre cerveau nous raconte et auxquelles nous finissons par croire.
Le travail d’un dirigeant n’est pas seulement stratégique ou opérationnel.
C’est aussi un travail sur son propre mindset : apprendre à repérer ses angles morts, questionner ses certitudes et s’entourer de regards capables de nous challenger.
Si vous sentez que certaines de vos décisions pourraient être éclairées différemment, la bonne nouvelle est qu’il existe des raccourcis.
Apprendre de quelqu’un qui a déjà exploré ces chemins peut parfois vous faire gagner des années et éviter des erreurs coûteuses.
Si ce sujet vous parle, envoyez-moi simplement “mentorat” en message privé.
Et nous verrons ensemble si une conversation peut vous être utile.
Christophe
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